lundi 24 octobre 2016

Ce qui change avec le deuxième

- Tu te poses beaucoup moins de questions sur l'allaitement : j'allaiterai la crevette je ne sais pas jusqu'à quand et je ne me pose même pas la question; je ne compte pas le nombre de tétées et ne cherche pas particulièrement à la "régler" et le regard des autres me pèse beaucoup moins.

- Avec le premier, tu passes de couple à famille et c'est parfois difficile à gérer. Avec le second tu agrandit simplement la famille.

- Tu investis beaucoup moins dans le matériel de puériculture : tu es déjà équipée pour l'essentiel et tu ne te fais plus avoir avec les trucs qui ne servent à rien.

- Tu te poses beaucoup moins de questions sur le sommeil : oui, la crevette se réveille encore la nuit alors qu'elle a 10 mois, oui, elle s'endort au sein ou dans le porte-bébé, oui, elle finit parfois la nuit dans notre lit, et alors ?

- Tu ne te trimballes plus toute la maison quand tu sors avec bébé : une couche, un nécessaire de change et hop c'est parti !

- Tu es un peu moins psychorigide sur l'hygiène : quoi, elle se traine par terre au parc ? quoi, elle a bouffé un brin d'herbe ? Elle s'immunise !

- La première ne t'apparaît plus du tout comme un bébé et tu hallucines tous les jours de voir combien elle a grandi.

- Tu t'étais tellement préparée à ce que ce soit l'apocalypse que tu te dis que finalement, tu ne t'en sors pas si mal.

- Tu flippes déjà à l'idée de son premier anniversaire et de Noël qui approchent parce que ton appart ressemble déjà à un magasin de jouets et que maintenant, les cadeaux ça sera "fois deux".

- Tu n'accoures pas chez le médecin au moindre nez qui coule.

- Tu fais beaucoup moins de shopping : elle récupère les vêtements de sa grande soeur (même si tu te fais quand même plaisir avec quelques pièces coup de coeur).

- Tu croises les doigts pour qu'elle ne soit pas allergique, ou si jamais elle l'est, pour qu'elle ait les mêmes allergies que sa soeur (non, mais t'imagines le menu si j'en ai une allergique au lait, à l'oeuf et à l'arachide et l'autre allergique au soja et au riz par exemple ?)

- Tu as enfin compris l'utilité d'avoir un parc quand tu vois ton sol jonché des mini pièces de Lego de la première.

- Tu ne peux pas te reposer pendant que bébé dort puisque la grande, elle, est en pleine forme.

- Tu la laisses fatalement plus pleurer que la première au même âge parce qu'il faut bien qu'elle attende un peu pendant que tu douches la grande ou prépares à manger.

- Tu as très vite imposé un rythme : c'est elle qui doit s'adapter au rythme de la famille alors qu'on avait tendance à faire tourner notre vie et nos journées autour de la grenouille.

- Vu que tu penses t'arrêter à deux, tu essaies de te débarrasser des affaires des filles dès qu'elles ne servent plus mais elles s'entassent quand même et c'est un peu la crise du logement à la maison. (D'ailleurs, si ça vous intéresse, j'ai créé une page Facebook : Le Vide Dressing de Baby Storming)

- Tu ne te poses pas la question de sortir ou pas sous la pluie ou dans le vent : tu as la grande à aller chercher à l'école.

- Tu te rends compte que tu as beau faire le zouave, tu n'arriveras jamais à la faire rire autant que sa grande soeur, et c'est juste magique de voir autant de complicité.

- Tu dois gérer la jalousie de l'une et de l'autre.

- Tu es beaucoup moins assidue sur les rendez vous mensuels chez le pédiatre.

- Tu t'émerveilles de voir ta grenouille être une super grande soeur.

- Tu te prends beaucoup moins la tête de manière générale.

Et vous, c'est quoi qui a changé avec le deuxième ?


mardi 27 septembre 2016

Plus de peur que de mal (ou notre petit miracle)

Pour résumer les épisodes précédents, après une fausse couche qui rendait cette nouvelle grossesse un peu angoissante, une anomalie, à savoir une clarté nucale épaisse, a été détectée lors de l'échographie du premier trimestre. Après un rendez-vous chez une généticienne, nous avons décidé d'avoir recours à une biopsie du trophoblaste pour être fixés quant à la santé de notre bébé.

Deux jours après, le téléphone sonne : c'est le département de génétique de l'hôpital. Les premiers résultats du cariotype sont bons : pas de trisomie ni de monosomie ! Ce bébé est chromosomiquement "normal" et ... c'est une petite fille ! C'est un premier soulagement de savoir que les plus gros risques d'anomalie sont écartés mais j'ai du mal à être sereine. Chaque résultat d'examen est un pas de plus mais ne fait qu'annoncer le prochain, où on redoute une mauvaise nouvelle : résultats approfondis du cariotype, échographie morphologique anticipée et échographie cardiaque de foetus. Après cela, et seulement après cela, nous reprendrions le cours d'une grossesse "normale". 
Cependant, savoir qu'il s'agit d'une petite fille permet de se projeter un peu davantage, même si cela reste difficile : et si tout cela s'arrêtait ? Une pensée qui ne nous quitte pas.

Deux semaines après, nous recevons un courrier. Les résultats approfondis du cariotype sont normaux. Notre petite fille, désormais appelée la "crevette", va bien et ne présente aucune anomalie génétique. Le risque de malformation, notamment cardiaque, n'est toutefois pas écarté et cette grossesse peut encore être menacée par une malformation vitale. L'épée de Damocles est bien toujours là.

À 17 semaines d'aménorrhées est programmée une échographie morphologique anticipée pour s'assurer que le développement du foetus est normal et que ce dernier ne présente pas de malformation. Pour cela des spécialistes de l'hôpital Nord de Marseille font le déplacement. L'échographie va durer plus d'une heure et la crevette va être examinée sous toutes les coutures. Les deux médecins baragouinent des termes techniques, multiplient les coupes et les captures d'écran, on ne comprend pas grand chose, nous sommes suspendus à leurs lèvres ... et tout va bien ! Nous sommes rassurés mais une fois de plus, sur la réserve, dans l'attente de l'échographie cardiaque. Le médecin nous dit alors que cette grossesse ira à terme, que s'il y avait une malformation majeure à ce stade il l'aurait vue et que nous pouvions être rassurés. L'échographie cardiaque à venir pourrait éventuellement révéler une petite malformation (même si rien ne le laisse présager) mais le risque vital est écarté !!! Nous sommes tellement heureux et un peu sonnés, nous nous attendions tellement à devoir attendre encore.

Lorsque nous rentrons à la maison, nous nous empressons de dire à la grenouille que sa petite soeur va bien, que ça y'est, elle va vraiment avoir une petite soeur, que le bébé n'est pas malade. Et pour que cela soit enfin concret pour elle, nous allons l'après midi même choisir ensemble une petite paire de chaussons pour la crevette. C'est à ce moment là que je me suis autorisée pour la première fois à acheter quelque chose pour ce bébé. Ce bébé qui allait vraiment venir agrandir notre famille, ce bébé qui devenait enfin concret, ce bébé qui allait vivre.

Finalement, l'échographie cardiaque puis l'échographie morphologique du deuxième trimestre ne révéleront aucune anomalie et nous reprendrons le cours d'une grossesse "normale". Enfin ... "normale" ... Une grossesse plus sereine mais une grossesse dans laquelle je n'ai pu vraiment me projeter qu'à partir de 4 mois de grossesse, une grossesse pendant laquelle je n'ai pu affirmer à la grenouille qu'elle allait avoir une petite soeur qu'au bout de 15 semaines, une grossesse pendant laquelle j'ai eu énormément de mal à parler à ce bout de bébé en moi. Une grossesse qui finalement a été tout sauf normale et qui portera à jamais la trace de ces mois d'angoisse.

Plus de peur que de mal effectivement. Mais ces quatre mois d'incertitude restent parmi les plus difficiles de ma vie. Ne pas savoir si la vie que l'on porte verra le jour. Ne pas pouvoir se réjouir. Devoir gérer les questions d'un petit bout de 4 ans sur sa soeur, essayer de faire en sorte que le lien se tisse entre elles et en même temps, essayer de la protéger. Avoir la gorge nouée et le noeud au ventre à chaque fois que quelqu'un vous demande si vous êtes enceinte parce que votre ventre s'arrondit mais ne pas trop savoir quoi répondre parce que vous ne savez pas s'ils vous verront un jour serrer ce bébé dans vos bras. Avoir du mal à communiquer avec cette crevette même si on sait que tout va bien. Avoir la sensation de toujours se protéger "au cas où ...".

Mais être submergée par les larmes et un tsunami de soulagement le jour où j'ai enfin vu son visage, voir la fierté dans les yeux de la grenouille la première fois qu'elle a serré sa petite soeur dans ses bras, pouvoir voir les sourires de la crevette chaque jour qui passe, tout cela m'a un peu fait oublier combien cette grossesse a pu être difficile.

J'avais peur de ne pas trouver un prénom aussi symbolique pour la crevette que pour la grenouille qui a un prénom dont la signification est très forte. Mais la crevette porte toute son histoire dans son prénom : c'est notre "petit miracle".

Photo prise la veille de la naissance de la crevette

jeudi 22 septembre 2016

Une aiguille dans le ventre (ou la biopsie du trophoblaste)

Pour résumer les épisodes précédents, après une fausse couche qui rendait cette nouvelle grossesse un peu angoissante, une anomalie, à savoir une clarté nucale épaisse, a été détectée lors de l'échographie du premier trimestre. Après un rendez-vous chez une généticienne, nous avons décidé d'avoir recours à une biopsie du trophoblaste pour être fixés quant à la santé de notre bébé.

Rendez-vous tôt le matin à l'hôpital. J'ai mal dormi. J'ai fait tout un tas de recherches sur cet examen que je ne connaissais même pas : la biopsie du trophoblaste. Un nom barbare pour un examen qui est assez invasif : on va chercher à l'aide d'un aiguille à travers la paroi utérine des cellules de ce qui deviendra le placenta tout cela sous contrôle échographique. Je réalise que mon ventre ne sera plus une bulle enchantée, un milieu préservé pour mon bébé, une forteresse inviolable. Je cherche et l'examen est souvent décrit comme peu douloureux. Je suis un peu rassurée mais dans cette salle d'attente, je ne suis que stress et angoisse. J'ai encore l'odeur de la Bétadine dans le nez, celle avec laquelle je me suis douchée et ai lavé mes cheveux avant de partir. L'attente me paraît interminable, je trépigne sur ma chaise, j'espère qu'on appelle mon nom, j'ai des noeuds dans le ventre. Le Daddy est là, il essaie de m'apaiser mais rien n'y fait. On parle peu, on attend. Avec les minutes augmentent le stress et l'envie que tout cela ne soit que du passé.

Crédit image : FreeImages.com/Tulay Palaz

Et puis voilà, on m'appelle. Je découvre le médecin, il est assez jeune, je ne sais pas si cela me rassure. On arrive dans son bureau et je vois qu'il est directeur du département des grossesses à risque. Sachant que le risque de fausse couche suite à l'examen est essentiellement dû à la façon dont ce dernier est pratiqué, cela m'apaise un peu de savoir qu'a priori je peux faire confiance à ce monsieur (en même temps, je n'ai plus vraiment le choix). Il est gentil mais en même temps assez froid. Cela dit, en toute honnêteté, je suis tellement stressée que je ne dois pas vraiment appeler à une conversation sur le temps qu'il fait. Il nous réexplique comment l'examen va se dérouler et nous dit que le Daddy doit sortir car l'examen est pratiqué en milieu stérile. Je me retrouve donc seule, avec le docteur et une sage femme, allongée sur cette table d'examen face à un écran. On contrôle le rythme cardiaque et les mouvements du bébé puis on met en place le champ stérile. La salle est très silencieuse. On désinfecte, on désinfecte encore, le médecin ne touche plus rien si ce n'est ce dont il aura besoin pour l'intervention. On prépare l'aiguille, une longue aiguille (amis phobiques des piqures, passez votre chemin) et on l'enfonce dans mon ventre. Je ne regarde pas l'écran, j'ai trop peur de voir cette aiguille à côté de mon bébé. Je ne sais plus si je regarde le plafond ou si je ferme les yeux. Je me crispe. Je sais juste que j'ai mal, très mal. Le médecin fait comme une sorte de pompe avec l'aiguille pour aspirer les cellules du trophoblaste et j'ai l'impression qu'on m'aspire les tripes. Je veux juste que tout ça soit fini. Il fait un premier prélèvement mais il a peur qu'il n'y ait pas assez de cellules donc on y retourne (et là, j'ai envie de dire : youpi!). Voilà donc deux flacons prélevés, cela devrait être assez pour faire le cariotype. Je n'ai aucune idée de combien de temps je suis restée dans cette salle mais c'est terminé, on me met juste un pansement, on refait une écho pour vérifier que le bébé va bien, arrêt de travail pour deux semaines, quelques recommandations et voilà. Premier résultat du cariotype sous deux, trois jours et résultats plus approfondis dans deux semaines. Encore une attente qui s'annonce interminable. Mais après ça, cette grossesse restera sous surveillance : échographie morphologique anticipée, échographie cardiaque du bébé, j'ai entre mes mains un dossier de suivi intensif de grossesse. Cette période de ma vie qui pourrait être si insouciante n'est plus qu'une succession de rendez-vous médicaux et une angoisse permanente.

Je rentre à la maison. Je dois rester allongée pendant au moins 48 heures et rester calme pendant deux, trois semaines pour limiter le risque de fausse couche. (Honnêtement, c'est effectivement pour limiter le risque de fausse couche mais je dois avouer que de toute façon je n'arrivais pas à bouger. J'avais une énorme douleur dans le bas ventre, comme si on m'avait mis un méga coup de poing, donc je n'avais pas vraiment envie de courir un marathon ou de faire un grand ménage de printemps). Mode loque activé, la grenouille passe donc l'essentiel de son temps chez ses grands parents. Je suis seule à la maison, et je me surprends à parler pour la première fois à ce petit être dans mon ventre : "Allez, bébé, on fait une équipe ! Il faut que tu t'accroches !"

vendredi 29 juillet 2016

"Des fleurs dans les cheveux" ou mon EVJF de rêve

J'ai un peu délaissé le blog dernièrement mais il faut dire que j'étais pas mal occupée : ceux qui me connaissent ou qui me suivent un peu sur les réseaux sociaux le savent déjà, le Daddy et moi, on s'est mariés. Si, si, si, nous nous sommes dit "oui" début juillet, et donc les derniers mois avaient des airs de marathon, entre la grenouille, la crevette et les préparatifs du mariage. Autant avouer que le blog n'avait pas trop sa place dans mon emploi du temps.

Je vous reparlerai certainement du Jour J plus en détails mais ce dont je voulais vous parler aujourd'hui, c'est de la merveilleuse journée organisée par mes témoins pour mon enterrement de vie de jeune fille, une semaine avant notre mariage. Alors, autant mettre les choses au clair tout de suite, si vous êtes adeptes de déguisements ridicules et de défis humiliants, passez tout de suite votre chemin ! En effet, c'était un peu mon angoisse mais heureusement, j'ai choisi avec soin mes témouines (ma soeur et une de mes meilleures amies) et le résultat de cette journée me prouve qu'elles me connaissent drôlement bien.

Je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire précisément pour cette journée mais il y avait trois "exigences" : pas de défi du genre "demander des capotes sur le port de Toulon dans un accoutrement ridicule", pas d'activités aquatiques (ouais, la flotte et moi, on n'est pas très copines) et que je puisse m'occuper de la crevette (à savoir la nourrir, puisque je l'allaite toujours). Effectivement, je n'ai pas rendu la tâche très facile niveau organisation.

Rendez vous est donc donné le samedi à midi chez mes parents. Là, ma soeur et une très bonne amie m'attendent. Certains endroits de la maison me sont interdits mais je ne cherche pas à en savoir davantage. On papote un peu, je donne à manger à la crevette, ma deuxième témouine arrive et c'est parti !

Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce que l'on va faire, je me laisse porter, je lâche complètement prise et c'est un sentiment étrange, qui va me poursuivre toute la journée, et ce n'est pas désagréable.

Direction Sanary et la plage de Portissol pour un déjeuner à O Petit Monde. Là, nous retrouvons une autre amie et ma belle soeur. Ma petite soeur dégaine alors mon "déguisement" pour la journée : un badge "Future mariée" à mon nom et toutes les filles présentes ont également droit à leur petit badge confectionné par Nuage Coloré. Déjeuner au bord de l'eau, bruits des vagues, produits frais et délicieusement bien préparés, soleil, conversations sur tout, sur rien, sur les préparatifs du mariage. Tout est parfait.

Peu après la fin du repas, mes deux témouines s'éclipsent, alors que nous restons à papoter. Puis c'est le moment d'y aller. Je dis au revoir à ma belle soeur, ravie d'avoir partagé ce moment avec elle.

Nous arrivons ... chez mes parents. Là, j'ai enfin le droit d'aller sur la terrasse, qui est décorée avec soin : ambiance girly et champêtre, pompons, fanions, bouquets de fleurs, BO de Good Morning England en fond sonore, jolis verres et limonade et grenadine fraîches. Une autre bonne amie nous a rejoint ainsi que deux filles que je ne connais pas. Ce sont deux fleuristes qui sont ici pour animer un atelier floral : nous allons confectionner nos propres couronnes de fleurs ! L'idée est juste géniale, et également pile poil dans le thème de notre mariage puisque j'avais indiqué dans les faire-parts que les "fleurs dans les cheveux" étaient les bienvenues.


C'est Camille Duvillard, aka La Fille aux Fleurs, qui est aux commandes et qui nous expliquent les différentes étapes pour faire la plus jolie couronne de fleurs possible. On apprend tout un tas de mots nouveaux : montage, fil bouillon, floral tape et nos petites mains s'activent entre les fils métalliques et les tiges de fleurs. Gypsophile, petites roses, wax ... tout cela s'entremêle petit à petit. C'est hyper apaisant. Nous sommes super concentrés et l'ambiance est en même temps hyper détendue. Et cela est très gratifiant de voir nos couronnes apparaitre peu à peu sous nos doigts : on les essaie, on les améliore, on les reprend, on rigole. Le temps passe à une vitesse folle.


Petite séance photo pour immortaliser ce moment et le résultat de nos deux heures de travail puis petit goûter avec de magnifiques cupcakes de chez Betsy's Corner et des fruits frais. Oui, je suis gourmande et ça se sait visiblement !

J'ai également droit à des petits cadeaux qui font référence à des goûts communs ou à des souvenirs partagés : références à nos années prépa, à des plans drague foireux, à notre goût pour les concerts de rock, à la grenouille, à mon côté (trop) sérieux ... C'est aussi le moment où on me dévoile les messages vidéos envoyés par celles qui n'ont pas pu être là : mes deux autres belles-soeurs, et deux très bonnes amies, qui habitent malheureusement trop loin. Séquence émotion, questions coquines et défi ! Oui, ce n'est pas parce qu'elles sont loin qu'elles ne prennent pas part à la fête et n'y mettent pas leur touche personnelle !


Puis c'est un petit questionnaire auquel je dois répondre après que ma soeur ait déjà posé les mêmes questions au Daddy pour voir si nos réponses concordent. C'est donc entre éclats de rires et émotion que je relève le défi et ne m'en sors pas trop mal je crois.

Mais il est déjà tard. Je dis au revoir aux amies qui ne pourront malheureusement pas passer la soirée avec nous et je file déposer la crevette au Daddy. Les filles passent me chercher, direction Toulon et les grilles de Dumont d'Urville (car c'est là que j'ai rencontré la plupart de mes amies lors de mes années prépa) pour relever LE défi : perruque rousse à longues tresses (pour faire une brève description , j'hésite entre le genre costume traditionnel tyrolien ou Anna de la Reine des Neiges ... désolée, déformation de maman d'une petite fille de quatre ans) vissée sur la tête, je dois adopter une attitude rigolote puis poser avec un panneau marqué "Boulette forever, even married. Je me marie !". Il fallait bien que j'y passe mais ça reste très "gentil", je fais coucou aux passants ou me cache derrière mes tresses.


Enfin, direction le Mourillon pour un pique-nique sur la plage. Rosé frais, bruit des vagues, guitare en arrière plan, on rigole et on refait le monde. On finit enfin la soirée au Rockorama, festival organisé à la Tour Royale à Toulon. Musique rock et électro, on termine cette journée merveilleuse en beauté, à danser, nos couronnes de fleurs sur la tête et des étoiles plein les yeux.

Merci encore à mes témouines, mes amies, ma famille et à tous ceux qui ont contribué à faire de cette journée une des plus belles de ma vie ! Je vous aime !!!